Partir, 14heures de bus suivi d'une heure de ferry, aimer ne pas dormir sans se soucier des conséquences. Changer l'heure pour qu'elle corresponde à l'heure anglaise. Arriver le lendemain. Poser le pied en Angleterre. Se sentir envahie d'une foule de choses. Découvrir avec plaisir ce qu'on nous montre, se promener, se faire son premier StarBuck, tomber sur le magasin de ces rêves, entrer et découvrir les rayons entiers de Pop Rock. Des rayons de bonheur, de vie. Des rayons de moi ! Les parcourir avec 1000 c½urs debout de Cali en tête. Ne plus avoir de notion de temps, s'engeuler pour 50centimes, partir, se promener au hasard des rues. Puis finir la journée, découvrir avec déception que tout le monde a été séparé. Laisser s'échapper quelques larmes, et découvrir la famille. Galerer à sortir quelques mots à la suite, et puis, finalement, se faire comprendre. S'endormir, épuisée, se réveiller, heureuse. Enchaîner les journée, se faire encore 2 StarBucks et prendre toujours la même choses. P'tin de Caramel Hot Chocolate. Découvrir Londres. Jouer à 123 soleil en plein milieu, prendre l'habitude de regarder à droite pour traverser, Faire des visites, s'émerveiller, croiser un roux mignon, le premier de ma vie je crois. Le prendre en photo. Se balader, trouver le tee-shirt de mes rêves, hésiter à l'acheter et le prendre. Sortir du magasin, heureuse. Rire, encore et toujours, pour tout. Le mec qui se prend pour Michael Jackson en plein milieu de Londres. 'All you need is love' écrit par terre. On est bien dans le pays des Beatles. Geuler les paroles de 1000 coeurs debouts toutes seule avant que 2autres me rejoignent, convertir tout le monde à c'tte chanson. Chercher Brian sans succès. Et puis, le dernier jour, les clafc, moi en super man, notre chanson, les manèges, dépenser notre fric, se faire les trucs gamins, le train fantôme qui fait trop trop peuuuur ! Voir arriver le moment où il faudra partir. Rentrer dans le bus et attendre 2heures pour cause de grèves de ferry. Partir, poser encore une fois son pied en Angleterre, dire au revoir au StarBucks, au drapeau sublime, au pays de la musique, aux panneaux 'underground', à tout se qu'on a vécu, à tout se qu'on a aimer, à tout ce qui nous a fait rêver. Se taper en tout 17h de bus, une heure de ferry, 3heures de jeu de cartes, 1heures de blague pourries, 2/3heures de films, 1heures de tours de magie bidon [Merci Alexandre !] et j'en passe. Passer des heures magnifique et rentrer chez soi. Passer 20minutes seule à attendre, et enfin, revoir celui qui nous a tant manqué.
Extrait de 'moi qui écrit dans le bus pendant le voyage de l'aller'.
[ Se retrouver seule dans un bus, avec une 50aine de gens endormi, à 3h du matin. Avoir son Ipod pour lampe de chevet, utiliser les dernières minutes de batterie de son lecteur Dvd portable pour écouter Mao Boy à Bercy, encore une fois, ne pas pouvoir danser, alors juste sourire. Prendre une feuille blanche et écrire. Tout ce qui me passe par la tête. Se dire qu'on a encore 3h à tenir. Qu'à 6h, après 14heures de bus, on arrivera enfin. Il y aura le ferry et on ne se couchera que le lendemain soir. Quand on pourra, après une journée crevante, s'allonger dans un lit inconfortable et s'endormir, épuisée.
Ce soir, à 3heures du matin, je vis, vraiment, je pense, j'aime, j'existe. Je suis partie, enfin. Il me reste Saez, la pleine lune, et tous ces visages endormis, juste cela réussi à me rendre heureuse. ]